J'ai dix ans, je sais qu'c'est pas vrai mais j'ai dix ans... ♪ _*

J'ai dix ans, je sais qu'c'est pas vrai mais j'ai dix ans... ♪ _*
La vie est pleine de surprises. (C'est bien de commencer un article avec une phrase bateau, comme ça le lecteur ne sait pas dans quoi il s'engage et du coup, comme il est en suspense de suite de texte, il continue, si ce n'est jusqu'à la fin, au moins jusqu'à la moitié). En ce moment, la mienne est en mode "Retrouvage de copains de primaire" et du coup, ça fait cogiter, tout ça, vous vous doutez bien. Parce qu'à notre sauce, on est en train d'appliquer la fameuse chanson qui passe forcément à chaque soirée Karaoké : "On s'était dit rendez-vous dans 10 ans" de Patriiiiiick. Sauf que nous, c'est encore mieux, parce qu'on se retrouve sans même s'être donné rendez-vous, et ça, faut le reconnaître, c'est super fort.

M'enfin je ne suis pas là pour raconter comme ça me fait bizarre, ni comme je trouve trop rigolo de se souvenir de certains moments passés à l'école, et encore moins pour dire que finalement, après tout ce temps, on a tous tellement changé qu'il ne s'agit pas de se retrouver mais peut-être d'apprendre à se connaître vraiment. Non, je ne suis pas là pour parler de ça. Mais alors de quoi vais-je parler ? Je sais que ça vous turlupine. Et en fait, moi-même je ne sais pas trop puisque comme d'habitude je me lance dans un article sans savoir ce que je vais mettre dedans, elle est belle la jeunesse je vous le dis moi !

Toujours est-il que personnellement, quand j'étais en CM1, je ne savais pas que dans 10 ans je serai celle que je suis aujourd'hui. Comme tout le monde, vous me direz. Mais je parle autant de la situation que du caractère de la Sow que je suis devenue. C'est vrai quoi, elle est loin la gaminette qui faisait croire qu'elle entendait des voix dans les arbres, et qui du coup se persuadait qu'il y avait des gens enfermés dedans et que sa mission était de les sauver. Et vous ? Ils sont loin les marmots qui se battaient à coup de pogs, de cartes pokémon ou de concours à l'élastique, non ? Si, si, si, faites pas genre. Les Minikeums, tout ça ! "Moi, Samedi et vous !" sur TF1 le samedi avec le générique en "Hakuna Matata". Puis toutes les séries tellement nulles pour les ados mais qu'on regardait quand même pask'on voulait tous ressembler plus ou moins aux personnages qui y évoluaient !

Evidemment on a tous mûri. On sait que "les choses ne sont pas si simples, tu comprendras quand tu seras plus grande" tatati tatata.
C'est d'ailleurs pour ça qu'aujourd'hui, je sais que je serai une écrivain danseuse de break et de danse africaine directrice d'une grande association ainsi que d'un journal étudiant gratuit et présentatrice radio.

Normal, quoi.
Faut être réaliste.

Non, en fait : surtout pas.

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 07:45

Adrénaline, kikiconné ? _*

Alors attention parce que c'est la débandade dans les chaumières, Sow (c'est moi) sent qu'elle est à un stade essentiel, crucial, important, culminant (et autres synonymes) de sa trépidante vie. Pour de vrai de vrai de vrai. Peut-être parce qu'elle a les doigts qui la brûlent tellement ils ont envie d'écrire; peut-être parce qu'elle a le cerveau qui bouillone pour trouver l'inspiration; peut-être parce que des gens croient en elle et que ça la pousse à rester solidement accrochée à ses rêves d'écrivain; peut-être parce qu'elle a eu un monsieur de Radio Scoop au téléphone a qui elle a envoyé un CV qui lui a dit qu'il allait tout faire pour l'aider et qu'il la tenait au courant.

Ca ne vous est jamais arrivé ?
Ce sentiment que tout est possible ? Que la vague, la plus grosse, celle que vous avez attendue, est en train d'arriver et qu'il faut absolument que vous surfiez dessus autrement ça ne servirait plus à rien d'en attendre d'autre ? Que quoiqu'il arrive vous avez assez de forces en vous pour tout supporter et pour réussir à concrétiser vos rêves ? Que plus que jamais ceux que vous aimez vous procurent une force dont ils n'ont même pas conscience ?

C'est assez étrange à expliquer. C'est comme si d'un coup je me trouvais face à des centaines de portes grandes ouvertes, alors que je les avais toujours crues verouillées. Je suis allée au siège de La Montagne, je sais qu'un jour je travaillerai dans un environnement comme ça. Je sais que je ferai tout pour faire regretter les patrons qui ne m'embauchent pas de ne pas m'avoir embauchée. Je veux changer le monde, au moins à ma façon. Je veux, du haut de ma naïveté, de mon idéalisme, parvenir à faire bouger les choses. Et j'ai le sentiment que si je persévère, j'y arriverai.

Même s'il faut galérer, même s'il faut que ces portes ouvertes se ferment un jour juste devant mon nez. J'ai en moi la possibilité de toutes les ouvrir. Tout le monde a ça en lui. Chaque personne a en elle de quoi tout voir s'ouvrir, de quoi réaliser ses rêves. Je le sais, c'est comme ça. Il n'y a pas de rêves trop fous, il n'y a que des gens fous de ne pas y croire. A mesure de petits riens, chacun peut s'approcher du grand tout qu'il a toujours désiré. C'est faisable. Avec de la persévérance, de l'envie. Sûrement un peu de folie aussi, une note de culot, un zeste d'inconscience peut-être même.

Mais je refuse qu'on me laisse penser qu'on peut parfois ne pas y arriver. Que les gens que j'aime n'atteindront peut-être pas tous leur rêve. C'est impossible. Parce que je refuse, parce qu'ils refusent, et parce que quand on y croit, on chasse tout ce qui pourrait se mettre en travers de notre chemin. Alors voilà, moi j'y crois. J'y crois pour moi, et pour ceux que j'aime, qui sont tous promis à de grandes choses, même s'ils ne le savent pas. Je veux même bien les aider à ouvrir leurs portes s'ils veulent, et je suis sure que je peux le faire simplement en leur faisant ouvrir les yeux sur ce qu'ils sont et sur le potentiel qu'ils ont. Et je peux dire que je suis prête à tout pour les aider à réaliser leurs rêves (même à arrêter de manger du Nutella !).

Je ne sais pas bien si tout ce que j'ai écrit a un sens; si tout ce que j'aimerais dire est dit.
En tout cas, le vent du changement souffle. Il est de bonne augure.
J'espère que tout le monde a sa planche, parce qu'on va surfer ensemble.

Adrénaline, kikiconné ? _*

# Posté le jeudi 06 novembre 2008 17:36

Modifié le jeudi 30 avril 2009 04:27

La vie, ça devrait être aussi simple qu'un SMS... _*

La vie, ça devrait être aussi simple qu'un SMS... _*

" Y'a beaucoup de maux d'amour, sans doute pas assez de mots, et tout ça, ça fait trop de choses à panser." C'est moi qui ai écrit ça, oui des fois j'suis sérieuse et même que je peux écrire des choses un peu romantiques frôlant presque même un lyrisme exacerbé.

Si je reprends cet article, c'est d'une parce que je ne peux pas supporter psychologiquement d'avoir un article aussi court que le précédent, et de deux parce que j'ai une sorte de mini coup de gueule contre Cupidon à pousser, pour moi, pour les gens que j'aime, et même pour ceux que j'aime pas d'ailleurs, bien que rares, parce que là faut pas pousser l'champignon sur Mars y'en a marre. Trop c'est trop. Basta. Stop quoi !

Je ne sais pas pour vous mais...
Moi j'en ai marre des "coeur-circuits".

Je veux bien, si, vraiment, j'accepte l'idée et je peux même la trouver séduisante, que les flirts, l'amour, tout ça, ça prenne du temps, qu'il faille un peu repousser ses limites, tout ça, faire des choses qu'on a jamais osé faire, nanani nanana... Ouais d'accord ouais, mais euh, pour pouvoir faire tout ça faudrait déjà qu'une OCCASION se présente, non ? Bah, si, j'ai raison de toute façon. Non parce que c'est bien joli tous ces théorèmes absolument abstraits qu'on établit dans sa tête et qu'on partage avec ses amis célibataires ou pas, mais si y'a aucun moyen de moyenner une mise en pratique, je ne vois pas trop l'intérêt... Je me fais donc l'avocate, oui absolument l'avocate soyons fous, de touuus ces célibataires connus ou inconnus qui se retrouvent comme des glandus à se dire que ça va bientôt arriver puisque de toute façon, faut bien que ça finisse par arriver.

Car je rappelle qu'une des phrases qu'on n'arrête pas de répéter à mes clients, c'est quelque chose du genre "Nan mais tu sais, de toute façon l'amour, plus tu cherches moins tu trouves". Ok d'accord, on est bien barré avec des préceptes pareils. Pensez pas qu'à un moment faut prendre le taureau par les cornes et en avant Simone, advienne que pourra , au pire on s'prend de plein fouet un mur de briques de 286 kilomètres de long et de large, mais au moins on aboutit à quelque chose ! Pareil pour le " Mieux vaut être seul que mal accompagné !", le genre de phrase que les gens hasardent à tout va pour un semblant de consolation, mais pour mes clients, je suis l'avocate je me répète, pour être mal accompagné et pour s'apercevoir qu'on est mal accompagné, encore faut-il l'être ! Eh oui Jean-Louis !

Enfin, bref, moi, voilà ce que j'en dis : que vient un moment où c'est bien beau de tourner autour du pot mais qu'il faut bien finir par se fixer. Sortir, rencontrer du monde, observer, écouter. Ca viendra pas tout seul, mais ça viendra. Comme on me l'a souvent répété ces derniers temps, il y a des fois où il faut un peu forcer la main au Destin. Parce que Destin parfois il hésite, il se demande s'il a pas un meilleur moyen de s'amuser donc du coup ça modifie un peu, tout, mais c'est suffisamment compliqué comme ça hein !

De toute façon on a qu'à tous devenir des téléphones portables, comme ça la vie serait aussi simple qu'un SMS. Puis d'ailleurs, un SMS ça fait toujours plaisir. Mes clients plaident donc non-coupables et accusent une conjoncture qui prend un malin plaisir à les défier tout le temps. Puisque parfois même quand on a le sentiment qu'il se passe ou qu'il pourrait enfin se passer quelque chose, au dernier moment, ça finit toujours par passer sous le nez (et en passant, ça fait un grand "coucou" de la main, comme si c'était déjà pas assez...).

"Advienne que Pourra... mais advienne quand même !"
CQFD.

# Posté le lundi 20 octobre 2008 14:07

Modifié le jeudi 30 avril 2009 04:28

OSKOUR !_*

OSKOUR !_*
Y'a des choses dans la vie, vous en entendez parler tout en vous répétant inlassablement que de toute façon, "ça n'arrive qu'aux autres", comme... Etre victime d'une caméra cachée, gagner à l'euromillion, faire une découverte qui va changer le monde, faire un sudoku en moins de cinq minutes alors que c'est niveau expert, ne pas avoir l'air idiot en mâchant un chewin-gum...

Moi, je pensais que jamais je ne resterai coincée dans un ascenseur.
J'ai eu tort.


Mais alors que je vous arrête tout de suite, ça ne se passe pas DU TOUT comme on l'imagine. Non parce que je suis restée coincée pendant 45 minutes dans l'ascenseur de ma résidence universitaire avec 7 autres personnes et je peux vous dire que la réalité flanque une sacrée gifle à tous ces stéréotypes qu'on peut avoir dans la tête.

Déjà, il n'y avait parmi nous aucune femme enceinte, aucun enfant allergique à je ne sais quoi. On monte dans l'ascenseur, on demande à aller au 2e, il y va; ou du moins semble y aller. Rigolotte comme tout je lance un "Tiens, il est bloqué !", pensant que les portes ne tarderaient pas à s'ouvrir mais que nennni.
Alors oubliez le romantisme de toutes ces scènes de premières rencontres amoureuses, ou de ces scènes d'amour où les héros se retrouvent seuls au beau milieu de l'ascenseur attendant désespérément les secours et trouvant finalement de quoi s'occuper de façon beaucoup plus agréable. Non, en vrai, on était huit, trois garçons, cinq filles, dont une avec son sac poubelle (encore heureux, elle fait le tri, c'était le carton et tutti quanti). Personne n'en menait bien large, surtout quand on s'est aperçu qu'on était vraiment coincé et que la bête de nous répondait plus, ni à nous ni à nos amis à l'extérieur qui tentaient vainement de le faire remonter jusqu'au 2e.

Pour détendre l'atmosphère, les garçons pensaient à leurs pizzas qui allaient être froides, moi je proposais de chanter des chansons mais bizarrement ma proposition a été rejetée. Puis est venu un moment où on nous a dit, de dehors, d'appuyer sur le bouton avec un téléphone qui était supposé nous mettre en relation avec une dame de la compagnie d'ascenseurs. Alors le super-héros qui normalement débarque toujours avant qu'il y ait une vraie catastrophe dans les films, je pense qu'il était plongé dans un profond coma, pauvre de lui. Dociles, on appuie. Au bout de dix minutes de coinçage, on a une madame.

Et là c'est folklo.
Non parce que juste être bloqués, c'est vrai, ça n'aurait pas été aussi drôle que là : être bloqués avec un bout du fil une dame qui comprend rien a ce que vous lui dites et qui au bout du compte finit par vous raccrocher au nez quand alors que vous lui donnez le nom de votre résidence, elle vous le répète en disant "George 5, c'est bien ça ?", et que tous les autres dans l'ascenseur lui hurlent dessus en lui donnant le nom correct.
Pas de voix suave, grave et terriblement sexy au bout du téléphone, donc, désolée de briser le rêve de tous.

Alors du coup, comme passer la nuit dans l'ascenseur n'était pas vraiment ce qu'on avait prévu, voilà que les pompiers ont été appelés (et ceux qui me connaissent peuvent facilement imaginer l'état dans lequel j'étais - pour ceux que ne me connaissent pas, imaginez qu'on vient d'annoncer à un enfant qu'il peut manger autant de bonbons qu'il veut et qu'il ne sera jamais malade), histoire de rendre la situation encore plus cinématographique. Entre temps, plusieurs gens avaient été mis au courant et les garçons avaient tenté de trouver quelqu'un pour récupérer leurs pizzas à leur place, mais c'était assez compliqué à gérer.

Les pompiers sont arrivés, et non, pas torse nu, pas luisant de sueur, aucun coup de foudre avec l'un d'eux, ils étaient d'ailleurs pas franchement folichons (alors expliquez moi à quoi ça sert d'être bloquée dans un ascenseur si les pompiers ne répondent même pas à certains critères, hein ? NON MAIS OU VA LE MONDE FRANCHEMENT ?), et après nous avoir filé de bons coups de stress ("ne sortez pas, si jamais l'ascenseur se met en marche quand vous passez vous serez coupée en deux", ou "ARRETE TU EMPORTES LA PORTE ROUGE LA", ou encore "Mais elle est où cette clé bon sang", et "Bougez pas surtout", accompagnés de gros coups donnés contre les portes de l'ascenseur, nous avoir plongés dans le noir une seconde et demie qui nous a parue être au moins dix secondes), ils ont réussi à remonter l'ascenseur et a nous faire sortir.

Et non, toujours pas comme dans les films, il n'y avait aucune foule en délire qui nous attendait, aucun enfant qui court dans les bras de sa mère, aucun journaliste qui saute sur les pompiers et les félicite pour cette mission dangereuse, aucun coup de foudre à la sortie de la machine infernale. Rien a part la pression qui retombe, le ventre qui gargouille, et tout le monde qui se promet de ne jamais reprendre un ascenseur.

Voilà ma folle aventure du jour.
Et le pire dans tout ça, c'est que j'suis morte de rire rien que d'y repenser. Parce que franchement, on devait avoir l'air bien con.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 17:41

Modifié le jeudi 30 avril 2009 04:30

Je suis MALAAAAAAAADEEEEEUUUUHH, lalalala_*

Je suis MALAAAAAAAADEEEEEUUUUHH, lalalala_*
"Arrête de chanter en play-back les gens vont te prendre pour une tarée, ma pauvre !"
Voilà ce que je me dis tous les matins, tous les midis, tous les jours, à chaque fois que je marche seule dans la rue, écouteurs sur les oreilles, mains dans les poches, tête dans la musique (et pour le moment encore, jamais pieds dans la crotte, héhé).

Je souffre d'une pathologie qui j'en suis certaine n'est pas rare, mais loin d'être assumée par tout le monde comme je l'assume moi-même (faisons semblant de croire que je l'assume depuis de longues années à présent, et que de toute façon je ne me trouve absolument pas ridicule quand je percute que ma pathologie me reprend sans que je puisse avoir un quelconque contrôle de mes actes lorsqu'elle se déclare). Ca s'appelle, je vous le dis comme on me l'a dit, la "Jmetapedestriptouteseulequanjécoutemamusikite" (le -ite final prouvant qu'il s'agit bien d'une maladie reconnue par le corps médical français, voire international).

En quoi ça consiste ? A vrai dire rien de plus simple. Pour mieux vous expliquez, mettons-nous en situation. Fermez-les yeux et imaginez (ndlr : NE FERMEZ PAS LES YEUX pour de vrai, c'est une façon de parler, autrement vous ne pourrez pas lire la suite, logique logique !).
Vous allez à la fac, en cours, au boulot, en courses, chez quelqu'un, MAIS vous devez faire un bout de chemin à pied, et bien évidemment, seul. Alors histoire de vous donner une contenance, vous sortez votre plus fidèle ami qu'est votre MP3, I-pod ou autres gadgets mutlimédias qu'on se dit que si ça existait pas faudrait les inventer. Ni une, ni deux, vous entrez rapidement dans votre bulle musicale, et c'est là que tout bascule.

Vous connaissez la plupart des chansons par coeur, et si ce n'est pas le cas, tant pis, vous faites semblant et inventez une nouvelle sorte de langue. Puis progressivement, vous vous prenez pour le chanteur, et comme par enchantement vous vous propulsez d'un coup d'imagination dans un clip dont vous êtes bien évidemment le héros... Donc comme dans tout clip qui se respecte, vous chantez, en play-back cependant car la parcelle de raison encore connectée à la réalité vous empêche de partager avec tous ceux que vous croisez votre sublime talent de cantatrice, que tout le monde vous connaît, évidemment.

Si c'est un slow, vous marchez lentement, sourcils froncés, regard ailleurs, limite à vous mettre à genoux et à déclamer votre tirade à la façon des comédiens de la grèce antique, avec une passion hors du commun.
Si c'est une musique au rythme plutôt rapide, vous marchez en rythme, genre les top models de défilés de mode, la main sur la hanche, le regard fier et qui fixe l'horizon, manque plus que la petite moue indifférente pour couronner le tout.
Les musiques dont vous comprenez les paroles, quand elles sont joyeuses, vous donnent des grandes envies de générosité et de sourire à qui veut bien vous regarder sans appeler les secours.
Celles tirées de bandes originales de film sont les plus viles... Je connais l'amie de la cousine d'un ami lointain frère par alliance d'un voisin d'une connaissance de fac (donc, qui n'a ABSOLUMENT RIEN A VOIR avec moi, vous l'aurez compris), qui a la musique de Pirates des Caraïbbes... Je vous laisse imaginer le carnage quand les premières notes s'élèvent au creux de ses oreilles; j'vous promets elle croise un bateau limite elle monte pas dessus prête à affronter les démons de la mer et à hurler "BARRE A TRIBORD !".
Y'a aussi ceux qui écoutent la radio, toujours confortablement installés dans leur cocon musical... Et bah du coup, la moindre blague drôle que fait le présentateur trouve en eux un public exemplaire. Toujours l'exemple de cette parfaite inconnue qui se prend pour Elizabeth Swann de Pirates des Caraïbbes, et précisons qu'elle a un rire magnifiquement disgrâcieux et aux antipodes de la discrétion. Destin fatal quand le présentateur lança...
"Beyoncé a dit qu'elle voulait devenir une icône... Elle sera dans la prochaine version de Windows Vista !"

(Je vous rappelle que vous êtes supposés ressentir de la compassion et pas vous bidonner comme des andouilles en imaginant chacune des situations, merci).

Je pense donc sincèrement que je suis passée à côté d'une grande vocation de chanteuse de comédie musicale, oui oui.
Parce que celle de comique n'a pas duré bien longtemps (même si je ne vois vraiment pas pourquoi).

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 10:42

Modifié le lundi 06 avril 2009 08:43